VRAIES ANECDOTES
 

LA FUREUR DE VIVRE, SANS JAMES DEAN

<<14h40 ce samedi. Nous ns apprêtions à partir en courses, quand dans les hauts de l'autre rive, sans que je puisse les voir, des chiens de chasse semblaient être au ferme ? "Au ferme" signifie que la bête acculée se cale dans des broussailles, dans une anfractuosité pour faire face aux molosses. Je me suis dit, compte-tenu de mon passé (passé de chasseur, révolu) que sachant les chasseurs juste au-dessus, comme d'habitude sur la route d'Auriac dans leurs 4/4 avec portables et GPS (pour suivre les chiens) - la bête aussi devait les sentir au-dessus - donc, avant que de se faire dévorer et pour s'en dégager, elle n'avait qu'une solution : Descendre la pente vertigineuse (pour ma part je n'y monte qu'à quatre pattes) pour se jeter dans le barrage et nager.

Bingo ! j'étais là à le penser, quand j'ai vu la bête noire avec 4 ou 5 chiens qui la talonnaient, se jeter à l'eau. Sa ligne de nage, tout droit, se trouvait à notre gauche, côté gîtes-école à quelques dizaines de mètres de nous, au niveau de mes premiers voisins (absents l'hiver dont le chien avait tué la mère cane).

J'attends que le sanglier soit au milieu de l'eau pour m'avancer à l'indienne et me bloquer juste en face de lui, hors de sa vue derrière la végétation de rive. Je l'entre aperçois, je zoom et prends quelques photos, puis je le perds de vue juste en-dessous à l'aplomb de la rive, pratiquement à mes pieds. Ne voulant pas me pencher, seulement l'attendre sur le chemin où il allait monter, c'était sûr, j'attendais, Térésa qui me suivait juste derrière moi, à quelques 5 mètres... j'avais estimé qu'il devait sortir devant moi, et mon appareil était prêt. Le sanglier - belle bête de 50 kg en plein effroi - en fait, sort derrière moi, juste entre nous deux. Le temps que je me retourne, de l'entre apercevoir, j'ai cru qu'il avait pris le talus, tout en regardant Térésa, qui elle voyait tout autre chose ? En fait le sanglier s'était engagé dans le renfoncement des garages de mon voisin dont le côté du fond est un grand mur blanc qui justement soutien le talus. Térésa n'a pas quitté la bête folle des yeux et l'a vu percuter le mur, pleine tête et faire demi-tour pour repasser entre nous deux, alors là encore plus affolée, et de se jeter dans un plongeon suicidaire, comme dans un ravin, tête première.

Le barrage est à moins 8 m (en basses eaux), et même avec un pentu de la berge aussi raide qu'il soit, c'est un saut de 10 à 12 m qu'il a franchi à 60 km/h(?) et je crois, parce que je me suis penché avant qu'il n'arrive en bas, qu'il n'a pas toucher terre, ou si c'est le cas, ce fut juste au niveau de l'eau, car il y a tout un environnement rocheux qui lui aurait brisé les pattes...

Je me pose encore la question, car je ne l'ai revu que dans l'eau, dans un grand ploufff, nageant en biais pour prendre l'aval de la retenue, car les chiens étaient toujours sur la berge en face. Ils avaient l'air de tourner en rond, comme de gros neuneus, sans aboyer, en regardant cette ombre au milieu de l'eau, sans comprendre vraiment. Le sanglier est ressorti au moins 100m plus bas, de l'autre côté, et je crois que les chiens n'y ont vu que du feu. Au vu du compteur des photos, tout cela n'aurait duré que 2 ou 3 minutes...

D'écouter des coups de feu, après, nous aurait profondément chagrinés. Nous sommes montés courser à Mauriac et n'avons rien, plus rien entendu.>> JP PAUZE

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LE HEROS

BELLE VIE A LUI